Programme 2015/16 des cours collectifs à Paris 18° - 8 rue Eugène Sue

Les cours reprendront le vendredi de 11h à 12h30 les:

11 et 25 septembre, 27 novembre, 11 décembre 2015

8 janvier, 5 février, 1 avril, 20 mai, 24 juin 2016

 

L'eutonie est une pratique avant tout. salleObjets2

Le corps est perçu, écouté. Dans différentes situations, individuelles, à deux, à plusieurs, avec ou sans objet, immobile ou en mouvement, assis, allongé, debout. Pour un meilleur ajustement à ce que vit la personne.

salleNetteLa qualité du cadre favorise cette écoute. La salle d'eutonie est calme, bien aérée, sobre, chaude. On y trouve des objets simples, faits de matériaux naturels: couvertures de laine, ballons, sacs de marrons, de graines, bambous, bâtons, oeufs de bois, demi-bûches.

L'eutoniste fait des propositions. Il guide l'attention des participants vers certaines sensations, certaines régions du corps, il invite à certaines impulsions de mouvement. Il ne montre pas. L'expérience est faite par la personne. Il sait que sa voix et les mots qu'il emploie ont une influence sur le vécu des participants. La qualité de sa voix dépend de sa posture pendant qu'il parle, de son contact avec chacun des élèves*, tout autant que de la clarté de son intention quand il prend la parole.

*Un élève, c'est quelqu'un qui est potentiellement capable de faire sien l'enseignement donné. Toute personne recevant un cours ou un traitement d'eutonie est appelé élève car il est supposé apprendre quelque chose par sa propre pratique.

Dans le groupe les expériences sont partagées. Parler de ce que l'on a découvert affirme l'expérience et écouter l'autre relativise sa propre expérience. Apprentissage de la tolérance, expression des multiples facettes du vivant.

La théorie de l’eutonie est issue de la pratique. Il n'existe pas d'eutonie sans un contenu d'expérience. Pour s'"approprier" l'eutonie, enrichir sa vie de ce que le corps donne à percevoir, il s'agit d’avoir le sentiment que l'on a soi-même découvert ses grands principes.

La pédagogie est ainsi fondée sur une phénoménologie du corps par la personne elle-même, dans un cadre donné, du point de vue du sujet lui-même donc.

Le mouvement est toujours une recherche de sensations. Il peut être ludique, fonctionnel ou explorateur. Il est toujours mené par la personne elle-même. Pas de modèles là non plus. Le sentiment d'être juste, du geste juste, est une appréciation personnelle. Je pense que ce qui est ressenti indique un changement tonique, à chacun d'évaluer son bienfait en en développant la'une échelle spécifique.